Manuello Paganelli


Manuello Paganelli est né en 1960 à Saint-Domingue, il est italien et cubain et va grandir à Saint-Domingue, puis en Italie et à Porto Rico. Il fréquente des écoles à Saint-Domingue et à la fin des années 1970, il intègre la Southern Adventist University dans le Tennessee. Il se spécialise en biologie et en chimie, dans l'espoir de poursuivre une carrière en médecine. Au cours de sa dernière année d'université il achète son premier appareil photo, un Canon F-1 camera.


Dès lors il a très envie d’apprendre la photographie, il se rend dans les librairies pour regarder les magazines photo. Il achète l’un d’eux, « Darkroom », il y avait Ansel Adams en couverture, il commence à s’intéresser à ses superbes photos en noir et blanc. Deux jours plus tard, il appelle le numéro des informations du magazine et obtient aussi simplement que ça le numéro de téléphone du photographe. Moins d’une minute c’était leur première conversation ! Il passe ainsi sous son mentorat, cette forme de tutelle durera tout au long de sa vie jusqu’en 1984. Sous le mentorat d’Ansel Adams, Manuello Paganelli apprend beaucoup de son expertise, cela favorise son développement personnel et celui de ses compétences et des connaissances techniques qu’il acquière rapidement. Au cours de l'été 1983, quelques semaines après sa première conversation avec Adams, Paganelli obtient son premier travail de photographe au Chattanooga Times. Il va ainsi couvrir les Jeux olympiques de Los Angeles en 1984.


En 1985, Manuello Paganelli déménage à Washington pour travailler pour l'Agence France Presse. Après seulement sept mois, il entame une carrière de pigiste, fatigué du mauvais traitement réservé aux photographes dans cette agence de presse. Il commence rapidement à vendre ses images au Washington Post, à USA Today, à Reuters et à Forbes. Sa clientèle grandit et ses photos apparaissent sur les couvertures et dans les pages intérieures de nombreux magazines comme Sports Illustrated, Vie, Temps, Personnes, Newsweek, Business Week, Bloomberg, Der Stern, Der Spiegel, Entertainment Weekly, Vibe ou encore Readers Digest.


En 1989, il a commencé à explorer Cuba, ses terres, son peuple et ses relations complexes avec les États-Unis. En 1995, il monte la première exposition personnelle de son travail sur Cuba. Il obtient d’ailleurs la même année une bourse de recherche. Le Washington Post a écrit: « Les photographies cubaines de Manuello Paganelli sont une fenêtre brillante sur un pays et un peuple trop longtemps cachés des yeux de l’Amérique du Nord. Travaillant dans la tradition de Cartier-Bresson et de Robert Frank, Paganelli apporte à ses superbes photographies un regard d’artiste et la sensibilité d’un autochtone. »


Au début des années 1990, il commence à travailler sur sa série « Black Cowboys » ces cow-boys noirs qui ont apprivoisé l’ouest avec les blancs, les Mexicains et les Amérindiens. Ce travail permet de réintégrer une grande partie de la réelle histoire de ces cowboys qui ont parfois été placés en dehors de l’histoire. A l'été 2012, cette même série est sélectionnée pour le vernissage photo au Manage Museum de Saint-Pétersbourg, en Russie. Son travail primé a fait la une des couvertures de nombreux magazines renommés tels que GQ, LIFE, Bloomberg Business Week, Forbes, Newsweek, Men’s Journal, People, Time, Reader’s Digest, ESPN, Sports Illustrated et bien d’autres… En 2016, il publie « Cuba : A Personal Journey, Photographs 1989-2015 », qui a ensuite été nommé parmi l'un des 10 meilleurs livres de voyage du Guardian de l’année.


Paganelli réside actuellement à Los Angeles, en Californie, où il travaille chez un photographe indépendant, dirige un atelier de photo et organise une tournée. Il passe aussi son temps avec sa famille et ses deux chiens, à chevaucher ses Vespas et à pratiquer les arts martiaux.


Vous pouvez accéder à une partie de son travail sur les deux sites suivants : https://www.obscuragallery.net/artwork/artists/manuello-paganelli/ et https://www.manuellopaganelli.com/